Voici la description qu’en fit F.Crépin en 1862 :
«Souche robuste, plus ou moins longuement rampante, simple ou rameuse, devenant écailleuse avec la base des feuilles détruites. Tige robuste, de 2 à 3 décimètres, ordinairement bifurquée vers son milieu, nue ou portant une petite feuille à la base du rameau inférieur, pubescente, à poils courts et nombreux, devenant presque glabre. Feuilles des rosettes épaisses, très glauques, ordinairement glabres en dessus, parsemées en dessous de longs poils blancs, à bords velus-hérissés, ainsi que la côte. Pétiole plus court que le limbe, hérissé de poils blancs. Limbe tronqué à la base, ou très brièvement atténué en coin; celui des feuilles les plus inférieures de la rosette ovale-arrondi, très obtus et mucroné, à bords entiers ou presque entiers; celui des feuilles moyennes ovale-allongé, plus ou moins brusquement atténué au sommet, denté, sinué ou incisé inférieurement; celui des supérieures assez longuement atténué au sommet et aigu, à bords dentés ou sinués. Capitules gros, 2-6, disposés en corymbe très lâche, le terminal souvent dépassé par les latéraux, à pédoncules portant à leur base des bractées acuminées, ordinairement très longs (4-10 cm), pubérulents-blanchâtres, à duvet étoilé très dense, entremêlé d'un petit nombre de poils glanduleux, courts et peu apparents, dépourvus de poils longs et non glanduleux. Involucre renflé et arrondi à la base, à folioles disposées sur plusieurs rangs, longuement atténuées-aiguës, chargées d'un duvet blanchâtre étoilé, et à dos pourvu d'un petit nombre de poils glanduleux courts, renflés à la base. Fleurons ligulés grands, à dents glabres. Stigmate d'un jaune pur ne brunissant jamais. Akènes noirs (4 mm), gros, égalant les 2/3 de -l'aigrette, qui est un peu roussâtre. Vivace. Juin. Habitat: rochers escarpés et rocailles (terrain calcaire). - Vallée de la Lesse, entre Pont-à-Lesse et Anseremme, et vallée de la Meuse à Freyr (province de Namur, 1859-1861 »
L'espèce n'a pas été retenue dans les nombreuses publications ultérieures où a été rattachée comme variété à H. glaucinum.. Les rochers carbonatés de la région wallonne abritent les épervières suivantes: Hieracium murorum (et ses nombreuses sous-espèces, rappelons que ZAHN a retenu 345 sous-espèces de ce taxon!), H. schmidtii (= H. pallidum) , H. pilosella ,H. glaucinum (= H. praecox), H. mosanum (= H. glaucinum subsp. ovalifolium var. mosanum) et sans doute d'autres Hieracium voisins . H. mosanum est toujours bien représenté dans la vallée de la Meuse entre Yvoir et Waulsort ainsi que dans la vallée de la Lesse entre Anseremme et Pont-à-Lesse. C'est une plante endémique.
Lors d’une étude à Freyr en 1997 le Prof. Jacques Duvigneaud confirmera la présence de l’épervière mosane aux rochers de Freyr, Waulsort, Chamiat.

Le professeur J.Duvigneaud à Freyr en 1997